Enjeu le plus urgent
Selon vous, quel est l'enjeu le plus urgent auquel le Québec devra faire face au cours des quatre prochaines années et quelles sont les trois priorités de votre parti pour répondre à cet enjeu?
Pierre Cossette
- Stéphanie Vachon
Fadéla Hamou
Pour que le Québec se porte mieux, il faut retrouver notre capacité de créer davantage de richesse pour être en mesure de financer nos services publics, d’investir dans nos infrastructures, dans la construction de logements, de soutenir notre culture et
nos communautés. Pour y arriver, nous appuierons le plein potentiel économique du Québec en valorisant nos secteurs de base tout en simplifiant la vie des entrepreneurs et des PME.
En éducation, nous devons revoir le système au complet pour que les élèves, les enseignants et le personnel obtiennent le soutien nécessaire afin de favoriser la réussite de nos jeunes. L’éducation influence directement l’économie et le développement de nos collectivités.
En santé, il faut améliorer l’accès à la première ligne et renforcer les soins et services en santé mentale. Il faut aussi mieux développer la télémédecine publique, ce qui veut dire voir un professionnel de la santé devant votre ordinateur lorsque c’est possible, former plus de professionnels ancrés dans les régions et augmenter les soins et l’aide à domicile.
Nous soutiendrons la construction de 100 000 logements par an, à terme. Pour y arriver, nous nous attaquerons directement à ce qui retarde les projets : les permis, le manque de main-d’oeuvre et la lourdeur réglementaire.
Je pense que le plus urgent, c’est l’état de nos services publics. Je suis issue du secteur de la santé et des services sociaux. J’ai vu la dégradation de nos services publics au fil des années. Il y a eu réforme après réforme, et finalement, on se rend compte que ce n’est pas plus efficace. Ça prend beaucoup plus de formulaires à remplir, c’est beaucoup plus complexe, c’est beaucoup plus long avant d’avoir les services dont on a besoin. Notre filet social s’est beaucoup dégradé au fil des années. Je pense que c’est un rattrapage à long terme qui est à faire. Au niveau des priorités du parti, c’est vraiment le coût de la vie qui est beaucoup trop élevé, c’est incontrôlable. Une autre priorité : le logement. Ici à Sherbrooke, on a une crise de logements chers, beaucoup trop de logements sont inabordables.
L’enjeu le plus urgent actuellement est bien évidemment celui des perturbations économiques liées au contexte international.
Les tarifs américains et la guerre au Moyen-Orient affectent notre économie et cela se fait ressentir sur le pouvoir d’achat et le
coût de la vie des Québécois.
Parmi nos priorités pour répondre à cet enjeu, il y a évidemment de s’attaquer au coût de la vie, de soutenir nos entreprises et de toujours rester à l’écoute des besoins des Québécois.
En quoi vos propositions se distinguent-elles de celles de vos adversaires?
Fadéla Hamou
Pierre Cossette
- Stéphanie Vachon
Québec solidaire et le Parti conservateur ont démontré ces dernières années qu’ils ne sont pas prêts à gouverner, privilégiant les positions extrêmes aux propositions responsables et pragmatiques.
Le Parti libéral de Charles Milliard ne propose rien face au déclin du français et en matière de défense de l’identité québécoise.
Le Parti québécois de Paul St-Pierre-Plamondon ne propose que d’ériger des frontières et pense que faire un référendum va tout régler alors que ça va générer plus d’insécurité économique.
L’équipe de Christine Fréchette et de la Coalition Avenir Québec, c’est l’ambition de bâtir l’avenir du Québec. Nos propositions se distinguent donc par leur caractère ambitieux.
Il est très important de changer le ton et de rassembler toutes les Québécoises et tous les Québécois, peu importe leurs origines et la langue qu’ils parlent à la maison. À Sherbrooke et en Estrie, notre diversité est une richesse et le temps de la division est derrière nous. Le Québec a besoin de tous ses talents!
Les dernières années nous ont fait mal au Québec, nos propositions vont réellement changer les choses. Je souhaite offrir des solutions pragmatiques, planifiées, responsables et durables pour des résultats concrets tant au niveau environnemental, qu’humain et financier. Il faut aussi travailler sur des offres de services spécifiques aux différentes régions et sortir de la logique « one size fits all ». Il est temps de remettre en place une gestion responsable des finances publiques et éviter de transférer le fardeau aux générations futures.
Je pense qu’à la base, on voit tous les mêmes problèmes, mais on n’a pas tous les mêmes solutions. Il est utopique de croire qu’on peut diminuer les impôts sans affecter les services publics. C’est une grande différence de Québec solidaire par rapport aux autres partis. Au Québec, on a besoin de continuer d’investir dans l’État providence. On a besoin de ces services publics. À Québec solidaire, on veut continuer à investir pour améliorer les services à la population et aller chercher l’argent où il est pour y arriver. On n’est pas au même endroit que plusieurs autres partis qui ont annoncé des baisses d’impôts, coupé dans les revenus de l’État pour remettre de l’argent dans les poches des citoyens. Mais finalement, ça leur coûte plus cher, parce qu’ils n’ont plus les mêmes services. Je pense que c’est ça qui distingue beaucoup Québec solidaire des autres partis.
Quelles sont, selon vous, les principales priorités pour Sherbrooke?
- Stéphanie Vachon
Fadéla Hamou
Pierre Cossette
Sherbrooke n’est pas désincarnée du reste du Québec. On vit les mêmes problèmes, notamment le coût de la vie et le logement.
Sur le terrain, c’est ce que les gens me nomment le plus. Il faut investir dans le logement hors-marché et soutenir les organismes qui travaillent dans ce domaine pour essayer de réguler le marché. À Sherbrooke, le transport en commun est aussi un maillon important du filet social. Plusieurs personnes l’utilisent parce qu’elles en ont besoin, et non par choix. Comme la ville est étendue et très axée sur l’automobile, on a besoin d’une meilleure desserte d’autobus, de poursuivre les améliorations amorcées par la Société de transport. Il faut également investir dans les services de première ligne et l’accessibilité aux services publics, notamment en santé. Enfin, il faut redonner aux organismes communautaires les moyens d’agir, avec plus de prévisibilité et un meilleur financement. Des actions concrètes doivent être prises rapidement pour que les citoyens soient bien desservis.
Avoir une députée à l’écoute de tous les citoyens et qui tisse des ponts entre ceux-ci.
Créer les conditions gagnantes pour que nos entreprises prospèrent, afin de maintenir et créer de bons emplois dans des secteurs
d’avenir.
Protéger le pouvoir d’achat des Sherbrookois, qu’ils soient travailleurs, étudiants ou retraités.
Les enjeux sociaux et économiques sont nombreux à Sherbrooke : coût des logements, accès à des soins de santé, besoin de construction d’écoles et j’en passe. Pour y faire face, notre milieu doit être reconnu et soutenu pour sa richesse régionale, son dynamisme et ses initiatives particulières et originales. Sherbrooke doit recevoir sa juste part d’appui gouvernemental pour
soutenir son développement et répondre aux besoins de la population. Cela concerne autant le milieu scolaire, collégial et universitaire, les transports collectifs, nos institutions de santé, les organismes communautaires, les événements culturels et
nos entreprises d’ici.
Sherbrooke est un modèle d’innovation sociale, économique et environnementale. Les entreprises doivent être soutenues dans leur capacité à attirer et retenir ici les talents venus de partout. Il faut accroître les initiatives d’accueil et d’intégration de la population immigrante et favoriser la productivité de nos PME. Il faut simplifier la vie de nos entrepreneurs en réduisant la paperasse et en baissant leurs impôts. C’est ainsi que nous pourrons créer de la richesse et l’investir dans nos services publics.
Mon expérience de médecin et de professeur m’a amené à écouter, à comprendre les besoins des autres et à trouver des solutions.
C’est ainsi que mon engagement s’est fondé sur les autres et le développement de ma communauté. Je souhaite travailler avec tous les Sherbrookois et Sherbrookoises, vous écouter, comprendre ce qui vous préoccupe, porter votre voix et mettre en place des
solutions concrètes et adaptées à notre milieu.
Pourquoi les électeurs de notre circonscription devraient-ils voter pour vous plutôt que pour un candidat ou une candidate d’un autre parti?
Pierre Cossette
Fadéla Hamou
- Stéphanie Vachon
- Gabriel Pallotta
Mon expérience de médecin et de professeur m’a amené à écouter, à comprendre les besoins des autres et à trouver des solutions.
C’est ainsi que mon engagement s’est fondé sur les autres et le développement de ma communauté. Je souhaite travailler avec tous les Sherbrookois et Sherbrookoises, vous écouter, comprendre ce qui vous préoccupe, porter votre voix et mettre en place des solutions concrètes et adaptées à notre milieu.
Je suis une mère de famille, une travailleuse et une femme très attachée aux gens qui m’entourent. Il y a 20 ans, ma famille et moi avons choisi le Québec pour y construire notre vie, et Sherbrooke est devenue notre chez nous. J’aime aller vers les gens, les écouter, les recevoir autour d’une table et créer des liens. Je me suis toujours impliquée dans ma communauté avec beaucoup d’énergie, mais aussi avec simplicité. Je crois beaucoup à l’entraide et à ce qu’on peut accomplir lorsqu’on travaille ensemble.
Aujourd’hui, mon engagement politique est simplement une autre façon pour moi de travailler pour les autres et pour Sherbrooke.
Je me présente d’abord pour faire avancer Sherbrooke, pas simplement pour défendre une couleur politique. Bien sûr, j’ai choisi une équipe dans laquelle je me reconnais, mais si les électeurs me font confiance, mon rôle sera avant tout de les représenter, eux.
Je veux être une députée présente, accessible, qui va à la rencontre des gens, qui écoute leurs préoccupations et qui est capable de les porter jusqu’à Québec. Je ne prétends pas avoir toutes les réponses, mais je sais travailler avec les gens et faire avancer les choses.
C’est là-dessus que j’aimerais que les électeurs me jugent : sur qui je suis, sur ma façon de travailler et sur l’engagement que je prends envers Sherbrooke.
On l’a vu, Christine Labrie a fait un excellent travail dans les deux derniers mandats. Je pense que d’avoir un député de l’opposition qui n’est pas là pour défendre la ligne de parti, mais qui donne vraiment la parole et le pouvoir d’agir à chacun de ses députés, cela a un impact positif pour les citoyens. Ça permet d’avoir un député, une députée, qui est à l’écoute des gens, qui va porter les dossiers et les défendre à l’Assemblée nationale. Je m’inscris dans la continuité de Christine Labrie parce que je suis une fille de terrain. Je suis issue du secteur des CPE, mais aussi du monde syndical, de la santé et des services sociaux. Je vois aux premières loges les travailleurs et travailleuses du réseau public et parapublic, qui sont désabusés par les réformes, le manque d’investissement et l’impact des coupures. Je pense pouvoir apporter cette vision-là à Sherbrooke, mais aussi cette écoute et cette proximité avec les gens. Je pense que les citoyens gagneraient à maintenir une députée de Québec solidaire.
Le candidat du Parti Québécois dans Sherbrooke ayant été désigné bien après la date de tombée de ce numéro de Regards, il n’a pas été possible d’obtenir à temps ses réponses aux questions de Regards. Nous vous proposons néanmoins une brève présentation de ce candidat qui nous a été transmise par son équipe.
Formé en droit et psychologie, entraîneur d’athlètes de haut niveau et engagé dans le milieu communautaire depuis plus de vingt ans, dont près de six à coordonner la Table itinérance de Sherbrooke et quatre à présider le Réseau Solidarité Itinérance du Québec, Gabriel Pallotta portera les couleurs du Parti Québécois dans Sherbrooke. Il a notamment développé une réelle expertise pour réunir les bonnes personnes autour de dossiers complexes et pour trouver dans l’écoute les forces qui mènent à des solutions tangibles. Cette solide compétence professionnelle lui sera utile dans la défense des priorités de la circonscription et contribuera aux solutions du prochain gouvernement en matière d’itinérance, principale priorité sociale du parti.
« Mon travail m’a révélé les incohérences qui sont apparues lorsque le gouvernement de la CAQ a dû négocier ses propres priorités avec le gouvernement fédéral. Cette expérience a renforcé ma conviction : nous devons décider pour nousmêmes.
Souverainiste depuis longtemps, je veux que le Québec devienne un pays libre de décider de ses priorités, de protéger sa langue et sa culture et d’agir selon les choix de son peuple », déclare Gabriel Pallotta.


