Belinda est une femme qui a laissé derrière elle son pays d’origine, ses parents et le reste de sa famille. Installée dans la ville de Sherbrooke, elle a réussi à s’intégrer grâce aux opportunités d’inclusion et de francisation offertes au Québec. Aujourd’hui, elle est instructrice certifiée de Zumba et aide d’autres personnes à découvrir la passion de la danse.
« Quitter le Venezuela n’a pas été facile, Ça a été un virage à 180 degrés, c’était abandonner une vie magnifique : là où j’ai grandi, étudié, été formée, là où j’ai travaillé et où je me suis mariée. C’était quitter ma famille, mes parents, mes frères et sœurs ainsi que mes amis. Je me rappelle encore l’étreinte d’adieu de mes parents, cette embrassade que je ne voulais pas lâcher, ces larmes qui s’échappaient sans permission et cette boule dans la gorge qui m’accompagne encore lorsque je m’ennuie d’eux », raconte Belinda.
La vie d’une famille immigrante avec enfants n’est pas simple lorsqu’il faut repartir à zéro, mais chacun des défis que Belinda a rencontrés, elle a su les surmonter avec dévouement et sacrifices. « La langue, le climat et le fait d’avoir une famille loin. Mes deux jeunes enfants sont nés ici au Canada et le soutien de mes parents m’a beaucoup manqué. Chaque défi m’a rendue plus forte, plus reconnaissante et plus consciente. »
L’amour de l’art, en plus de ses enfants, a été l’un de ses principaux moteurs pour se dépasser, apprendre et étudier. « Depuis mon tout jeune âge, j’ai toujours eu une vie très active dans le domaine du sport, mais c’est pendant la pandémie que tout a commencé. En faisant des exercices, du cardio, de l’aérobie et de la Zumba, j’ai réalisé que je le faisais avec beaucoup d’habileté et j’ai aimé ça. Je me suis certifiée en Zumba Gold et Zumba Kids, et aujourd’hui, chaque fois que je donne un cours, j’ai l’impression que ce petit morceau de moi que j’ai laissé au Venezuela fleurit ici, à chaque mouvement, à chaque sourire de mes élèves. »
La danse l’a aidée à s’intégrer dans la communauté. Elle participe à des fêtes communautaires, à des activités sociales et donne des cours personnalisés. « Mais au-delà de cela, la musique et la danse ont été ce pont entre ma terre natale et cette nouvelle vie, À Sherbrooke, j’ai trouvé des gens de partout dans le monde qui, comme moi, cherchent un endroit où se sentir chez eux », a souligné l’instructrice.
Elle souligne également que la Zumba a servi de point de rencontre qui l’a aidée à socialiser et à se faire de nouveaux amis, dont certains sont devenus comme une nouvelle famille. « La Zumba est officiellement présente dans 189 pays et, l’année dernière, j’ai eu l’opportunité d’assister à la Convention à Orlando, en Floride, où je me suis liée d’amitié avec des gens des quatre coins du monde, faisant rayonner le nom de mon pays et, désormais, celui de ma nouvelle ville, Sherbrooke. »
Belinda souhaite que d’autres femmes réussissent à s’intégrer et à surmonter les défis de l’adaptation. Tout comme elle a su développer sa propre carrière, elle veut inspirer d’autres femmes à faire de même. « Petit à petit, tout ne se déroulera pas toujours comme on l’espère au début. Ça nous demande toutes un effort, mais il faut se lancer. »
Belinda propose du conseil et ses coordonnées sur ses réseaux sociaux, Instagram : @belindarpaz et Facebook : Belinda Zumba Instructor.


