Dans le cadre de la Semaine nationale de la vérité et de la réconciliation, le lundi 30 septembre dernier, lors de la Journée du chandail orange, une marche a eu lieu à Sherbrooke : Chaque enfant compte.

L’origine du chandail orange, c’est l’histoire de la petite Phyllis Webstad, à qui, en 1973, on a enlevé son chandail orange, tout neuf, pour la forcer à mettre l’uniforme du pensionnat. Quarante ans plus tard, elle raconte cet événement lors d’une cérémonie commémorative à Williams Lake, en Colombie-Britannique. L’idée d’utiliser un chandail orange est alors mise de l’avant comme symbole de mémoire, d’enseignement et de guérison.
À partir du parc Jacques-Cartier, la marche s’est dirigée vers la rue King Ouest pour se terminer au Marché de la Gare.

Les pensionnats autochtones, qui ont existé de 1830 à 1996, étaient des institutions parrainées par l’État et gérées par l’Église. Cette marche vise à sensibiliser le public à l’histoire tragique des enfants autochtones arrachés à leur famille et envoyés dans des pensionnats religieux, à travers tout le Canada. En plus des sévices et des traumatismes subis par les communautés autochtones, la Commission de vérité et de réconciliation du Canada estime que plus de 6 000 enfants sont morts dans ces établissements. Cette prise de conscience collective des séquelles causées sur plusieurs générations dans les communautés des Premières Nations est un élément essentiel pour entamer la réconciliation.

Fin de la marche au Marché de la Gare

