
Au cours de notre vie – d’une année, d’une journée — nous faisons des choix. Ces choix ont un impact sur celle-ci : sur ce que l’on mange, comment on dort, ce que l’on dit…
Quand je passe une mauvaise journée, j’aime aller marcher pour me changer les idées. Lorsque je croise une personne qui me sourit, un sourire franc qui m’est adressé, cela me fait beaucoup de bien. Ce petit geste, simple, a un impact immédiat sur moi. La personne que j’ai croisée ne le sait pas. Elle a continué son chemin, sa journée. Et moi, j’ai retrouvé mon souffle et l’envie de sourire à mon tour.
Dans ma vie, je croise souvent un homme qui arbore une pancarte pro-vie. Quand je le vois, je me crispe, m’énerve toute seule. Ça m’irrite, parce que pour moi, cela va à l’encontre du libre choix.
Selon une étude du gouvernement1, « une femme sur trois aura recours à l’avortement au cours de sa vie ». Porter la vie et la donner est une grande responsabilité et faire le choix de ne pas la porter l’est tout autant.
Aujourd’hui, je suis maman et devenir mère a été un choix aussi difficile que le jour où j’ai fait le choix d’avorter. Pour chacune d’entre nous, c’est un choix réfléchi, qui n’est pas pris à la légère. Ce choix imprègne notre histoire personnelle.
Je ne porte pas de pancarte pour manifester mes idées. Mais je souhaite partager ma sympathie avec les femmes qui portent le poids de l’avortement, et avec celles qui auront à faire ce choix difficile un jour. Ce qui est essentiel, à mon sens, c’est que ce soit leur choix, dans leur vie, dans leur réalité.
1 https://csf.gouv.qc.ca/portrait-des-quebecoises/02-avortement/
