
Alexandra Allie est pharmacienne propriétaire, avec son associé Guillaume Beauregard, de la pharmacie Jean Coutu située au 1363, rue Belvédère Sud, à Sherbrooke
Quel a été votre parcours avant d’arriver où vous êtes aujourd’hui ?
J’ai commencé l’université en 1998 et j’ai obtenu mon diplôme en 2002. J’ai effectué mon dernier stage universitaire dans cette pharmacie, qui appartenait alors à Monsieur Maltais. À la suite de ce stage, j’ai été engagée comme pharmacienne salariée et je suis demeurée au sein de l’entreprise depuis ce moment. En 2019, avec mon associé actuel, Guillaume Beauregard, nous avons acquis 40% des parts de la pharmacie. Plus récemment, nous sommes devenus actionnaires majoritaires.
Quelle personne entrepreneure vous a le plus inspirée et pourquoi ?
Monsieur Maltais, sans hésitation. Il a été mon mentor tout au long de mon parcours. C’est une personne généreuse, disponible, à l’écoute et fiable. Il m’a soutenue à chaque étape et m’a donné l’opportunité de devenir propriétaire. Je lui en suis profondément reconnaissante.
Quel premier conseil donneriez-vous à quelqu’un qui souhaite se lancer en affaires ?
Je dirais de ne pas trop hésiter et de se faire confiance. Il est important d’aller chercher des conseils auprès de collègues ou de personnes d’expérience. Pour ma part, j’ai consulté plusieurs pharmaciens avant de me lancer, et leur accompagnement a été très précieux.
Comment voyez-vous le rôle de votre entreprise dans le quartier d’Ascot ?
Je vois notre rôle comme un rôle de proximité et d’entraide. La pharmacie est souvent un premier point de contact pour les petits problèmes de santé, mais aussi pour des enjeux de détresse psychologique. Avec le temps, nous développons des liens très personnels avec nos patients et jouons parfois un rôle qui s’apparente à celui de proches aidants.
Comment imaginez-vous votre entreprise dans cinq ans ?
Actuellement, la pénurie de pharmaciens, particulièrement en région, représente un défi important. Les cohortes sont formées à Québec et à Montréal, ce qui fait en sorte que plusieurs choisissent d’y travailler. Sherbrooke est considérée comme étant en région, le recrutement y est un enjeu majeur. Cela nous oblige, comme propriétaires, à travailler de nombreuses heures en laboratoire et en administration. Malgré tout, j’imagine l’avenir avec plus de personnel, possiblement un agrandissement de la pharmacie et l’ajout de services professionnels, afin d’offrir encore plus de soins à nos clients.

