À l’approche des élections générales québécoises de 2026, les principaux partis politiques multiplient les annonces afin de convaincre les électeurs et électrices. Bien que les plateformes complètes ne soient pas encore toutes dévoilées, plusieurs promesses et orientations se dégagent déjà.
Le Parti Québécois (PQ), dirigé par Paul St-Pierre Plamondon, met de l’avant son projet phare : l’accession du Québec à l’indépendance. Le parti promet de tenir un référendum sur la souveraineté lors d’un premier mandat. Le PQ affirme également vouloir donner davantage de pouvoirs au Québec afin que la province puisse prendre ellemême ses décisions en matière d’économie, d’immigration et de culture.
Le Parti libéral du Québec (PLQ), pour sa part, concentre plusieurs de ses propositions sur l’économie et le logement. Parmi ses engagements récents, figure un remboursement accru de la TVQ pour la construction d’habitations neuves afin de stimuler la construction résidentielle et de faciliter l’accès à la propriété pour les familles québécoises. Le PLQ critique également la gestion économique du gouvernement actuel et promet des mesures pour soutenir l’investissement et la productivité.
De son côté, Québec solidaire (QS) met particulièrement l’accent sur le coût de la vie, le logement et l’environnement. Le parti propose notamment de limiter les augmentations des loyers à l’inflation, de plafonner certaines marges de profit dans le secteur de l’alimentation et de retirer les taxes sur les produits d’hygiène. Québec solidaire souhaite également investir davantage dans le transport collectif, accélérer la transition écologique et instaurer une fiscalité plus progressive, notamment par l’imposition accrue des grandes fortunes.
La Coalition Avenir Québec (CAQ), au pouvoir depuis 2018, continue de défendre son bilan en matière d’économie, de protection de la langue française et de gestion des services publics. Le parti met également de l’avant des mesures liées à l’immigration et à la défense de l’identité québécoise. Toutefois, la CAQ fait face à des critiques concernant les déficits budgétaires, la santé et certains projets gouvernementaux qui ont connu des difficultés de réalisation.
Enfin, d’autres formations comme le Parti conservateur du Québec cherchent à se positionner en proposant une réduction du rôle de l’État, des baisses de taxes et une plus grande liberté économique, bien que leur plateforme complète soit encore en développement.
En résumé, la campagne électorale québécoise de 2026 s’articule autour de plusieurs grands enjeux : le coût de la vie, le logement, l’économie, l’immigration, l’environnement et l’avenir constitutionnel du Québec. Le Parti Québécois mise sur la souveraineté, le Parti libéral sur l’économie et le logement, Québec solidaire sur la justice sociale et l’environnement, tandis que la CAQ cherche à défendre son bilan après plusieurs années au pouvoir. Les prochains mois permettront de préciser davantage les engagements de chaque formation politique avant que les électeurs et électrices ne soient appelés aux urnes.

