Je m’appelle Eziel Gualberto de Oliveira. Je suis un Brésilien de 35 ans vivant au Québec depuis février 2024 avec mon épouse. Pour nous, la francisation n’est pas un luxe : c’est une condition essentielle à notre intégration. Sans une maîtrise suffisante du français, je ne peux ni travailler ni participer pleinement à la société québécoise.
Malheureusement, les licenciements d’enseignants et d’enseignantes et la fermeture de cours de francisation dans les centres de services scolaires ont gravement affecté mon parcours. Privé de ma place dans un programme crucial, je ressens les impacts au quotidien. Apprendre le français n’est pas seulement une question de langue, mais aussi d’accès au marché du travail, de compréhension des codes culturels et de création de liens sociaux.
Une société d’accueil doit investir dans des services qui garantissent la réussite des nouveaux arrivants. La francisation est bien plus qu’un simple outil linguistique : c’est une porte vers une vie stable et épanouie ici. Des actions simples comme maintenir un financement adéquat des cours de francisation, éviter leur fermeture et valoriser ces programmes sont des gestes essentiels.
Chaque immigrant et immigrante qui réussit à s’intégrer grâce à la francisation devient un ambassadeur de la culture québécoise. En priorisant ces services, le Québec préserve non seulement sa langue, mais renforce aussi le tissu social et économique. L’intégration ne peut être réussie que si elle est appuyée par des ressources accessibles et de qualité, comme la valorisation des services de francisation.
En tant que Québécois et Québécoises, vous pouvez contribuer à faire valoir au gouvernement l’importance des cours de francisation afin de protéger la culture québécoise et favoriser l’intégration culturelle des personnes immigrantes. Et pour rendre les quartiers plus accueillants et inclusifs, on peut avoir des espaces pour pratiquer le français qui ne dépendent pas du budget du Ministère, mais du budget municipal. De cette façon, peu importe les coupures, les immigrants et immigrantes peuvent continuer à s’intégrer.

