Le dimanche soir 1er février a eu lieu une rencontre citoyenne au sujet de la biodiversité, organisée par la bibliothèque de Lennoxville. J’y étais. J’ai bien apprécié et j’ai décidé d’écrire spontanément cet article à partir de mes notes.
La rencontre s’articulait autour de la bande dessinée de Martin PM Un sacrifice tout naturel : Les ratés de la protection de la biodiversité au Québec. Cet auteur a donné une conférence à l’Université de Sherbrooke le 18 mars.
Dans cette bande dessinée, une bonne centaine de thèmes sont traités. L’un d’eux a attiré mon attention plus que les autres : l’écoulement des eaux usées dans les cours d’eau, page 33; ça me rappelle les quelque 1200 déversements annuels de nos eaux usées dans notre rivière. Puisqu’on a aussi discuté de pouvoir citoyen pendant la rencontre, j’ai dit tout haut à l’élue Karine Godbout que j’avais l’intention de me présenter au conseil municipal pour demander des toilettes à compost dans une perspective à long terme, sachant que l’Organisation mondiale de la Santé appuie cette suggestion.
Deux professeurs participaient à la rencontre, pour répondre à nos questions et s’exprimer en harmonie avec notre discours. Il s’agit de Dominique Gravel et Pierre Legagneux, tous deux enseignants de biologie. Monsieur Gravel est aussi ingénieur forestier tandis que monsieur Legagneux observe les oiseaux, l’été, en terre de Baffin.
L’animatrice nous a dit que la première cause des changements climatiques est le changement d’usage des sols. On peut agir, on peut restaurer les lieux endommagés. Il s’agit de mettre de l’avant le pouvoir citoyen de bien des manières, en contribuant à construire une science citoyenne, ce qui n’est pas aussi compliqué qu’on le croit.
Nous entendons parler de biodiversité huit fois moins souvent que de changement climatique. Nous savons qu’il y a le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) pour le climat, mais nous ignorons souvent qu’il existe une entente signée pour la biodiversité.
Cette rencontre, d’une durée de 150 minutes, a bien informé le groupe et a permis de consulter les participants, de leur donner la place en toute confiance et de leur montrer du respect.
Ce n’est que depuis 2012 que le groupe sur la biodiversité est actif. Il s’agit tout « simplement » de la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES, en anglais). Dominique Gravel en a parlé simplement en nous rappelant qu’il s’agit de la NATURE qui nous procure des services dans la mesure où nous savons les apprécier.
Une feuille nous a été distribuée pour nous aider à aller plus loin. Par exemple, il y a l’Association citoyenne des espaces verts (ACEVS), le Regroupement du parc du Mont Bellevue, Nature Cantons-de-l’Est, l’Atelier pour la biodiversité, le Groupe uni des éducateurs-naturalistes et professionnels en environnement (GUEPE), la Fresque de la biodiversité.
Comme livre, je ne cite que : Raviver les braises du vivant : un front commun, de Baptiste Morizot. Hubert Reeves a publié plusieurs livres sur le sujet. En ligne, il est possible de consulter, entre autres, le Centre de la science et de la biodiversité du Québec (CSBQ).
À la bibliothèque Éva-Sénécal, le livre La biodiversité : urgence planète, de Philippe Grandcolas, est aussi accessible. Bien manger, pour notre santé… biodiversifions nous!

