Comme dans l’histoire de la soupe au caillou où la petite contribution de chacun et chacune crée une soupe qui nourrit toute la communauté, il en est de même avec la contribution de chaque bénévole du journal. Vous avez de quoi être fiers des 20 ans de Regards!
Mon implication au journal aura été courte (un peu plus d’un an), mais pleine d’effervescence! Quand Jeannine m’a demandé d’écrire sur mon passage au journal, j’ai dû faire des choix, il y aurait tant à dire.
À mon arrivée en août 2021, la réflexion sur le changement de l’identité visuelle du journal était déjà bien amorcée. D’ailleurs, quelques esquisses avaient déjà été proposées. Nous avons formé un comité et, quelques mois plus tard, le logo actuel de la graphiste Geneviève Normandeau a été adopté par le conseil d’administration. Mais nous n’avons pas commencé à l’utiliser tout de suite; quelque chose se tramait…
Pour la petite histoire, c’est lors d’une pause entre deux conférences d’un congrès de l’Association des médias écrits communautaires du Québec que quelqu’un m’a demandé candidement combien on payait pour imprimer le journal. Quand j’ai répondu, le non-verbal de mon interlocuteur exprimait qu’on payait trop cher, selon lui. Évidemment, il faut relativiser; on imprimait sur du papier blanc plutôt que sur du papier journal. Le papier journal est plus mince et donc moins dispendieux. L’impression se fait sur de grandes presses, ce qui permet des économies d’échelle. Mais imprimer sur du papier journal impliquait de faire imprimer à l’extérieur de la région, ce qui comporte aussi ses inconvénients. Néanmoins, je me devais d’investiguer le tout et de faire rapport au conseil d’administration.
Parmi les projets réalisés, cher à mon cœur était le sondage auprès des gens du quartier. Nous voulions savoir si le journal répondait à vos besoins et comment on pouvait faire mieux (voir le sommaire dans le numéro d’octobre 2022). C’était aussi un bon moment pour vérifier si le changement de format vous convenait.
Le financement est toujours un enjeu pour un journal communautaire. La réduction du coût d’impression nous donnait une plus grande marge de manœuvre pour l’autre poste de dépense majeur qu’est la distribution. Parmi les enjeux de distribution, nous savions que le Publisac (plus économique que la poste) était voué à disparaître. Déjà, nous ne desservions pas entièrement le territoire d’Ascot et savions que le nombre de familles était appelé à beaucoup augmenter. Nous faisions la livraison à 4,950 foyers. J’ai appris récemment que le journal est maintenant distribué à 10,400 foyers, c’est tout un exploit!
Le conseil d’administration était emballé par l’idée du nouveau format (ainsi qu’une version Web), mais il y avait tant à faire avant de réaliser ce changement. En effet, c’est en février 2023, sous la direction de Jeannine Arseneault, que le superbe nouveau look du journal (design de Liliana Leal) a été lancé. Le site Web pour sa part, a été mis en ligne en janvier 2025.
Comme chaque artisan et artisane du journal avant moi, j’ai tricoté quelques mailles dans cet ouvrage qu’est le journal, et j’aime constater que d’autres continuent de le faire avec brio. J’ai hâte de lire leur bout d’histoire.

