La bibliothèque de Lennoxville fait dans les mariages ces temps- ci : le mariage entre la participation citoyenne, l’environnement et la lecture, le mariage du savoir et de l’action.
Elle a organisé en octobre dernier une rencontre pendant laquelle des citoyens et citoyennes discutaient du livre Nos villes au front de François William Croteau. L’activité était animée par des professeurs et professeures de l’Université de Sherbrooke et par une politicienne locale.
Puis, la semaine dernière, dans un local plus grand, nous avons parlé de la bande dessinée Un sacrifice tout naturel : Les ratés de la protection de la biodiversité au Québec de Martin PM. Une feuille de références a été distribuée pour en apprendre plus sur le sujet ou bien pour agir sur cette question aux multiples facettes. Des experts locaux et une conseillère municipale, Karine Godbout, écoutaient et intervenaient parfois.
En avril – renseignez-vous à la bibliothèque pour connaître les dates –, ce sera au tour du livre Ordures : journal d’un vidangeur.
Dans la feuille de référence de la deuxième rencontre, il était question de la Fresque du climat. J’ai participé à un atelier sur cette question au Carrefour de solidarité internationale.
Une fresque du climat
Une fresque, c’est une image, un tableau, un portrait d’une époque. Ce portrait, nous l’avons créé sur deux tables avec l’aide d’une vingtaine de personnes, en trois heures. Nous avons utilisé un jeu de cartes colorées comportant des images et des explications de certaines caractéristiques et causes des changements climatiques. Nous devions démêler les causes et conséquences en déposant les cartes sur la table dans l’ordre désiré par les participants et participantes, selon leur compréhension des textes. Nous étions supportés par un animateur, lui-même aidé d’animatrices et conseillères ainsi que de photographes. Cette activité gratuite était animée par Samuel Lambert-Milot, qui a une formation en physique, et Sabrina Barré, chargée de projet au Conseil régional de l’environnement.
J’ai appris que nous avons dépassé le seuil de 1,5 degré Celsius d’augmentation de la température moyenne par rapport à l’ère préindustrielle, et donc que la tranquillité climatique n’est plus assurée. Nous nous dirigeons vers trois degrés d’augmentation. À deux degrés, les coraux meurent. À cinq degrés, la vie disparaît. Chaque dixième de degré d’augmentation réduit la biodiversité. Nous émettons ici 15 tonnes de gaz à effet de serre (GES) par personne, alors que nous devrions viser deux tonnes par personne en 2050 selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, l’entité scientifique qui a réfléchi à la question et publié trois rapports qui totalisent 7 000 pages!
Une idée : s’adonner à des relations humaines saines qui produisent peu de GES.
À mes côtés, Pierre-Émile offre des Ateliers deux tonnes. Il y en aura un bientôt. Informez-vous sur les prochaines dates : info@i-GES.ca.
Nous avons travaillé sur nos tables, tentant de construire notre fresque. Ma table parlait de permaculture et d’agroécologie, l’autre table, de fast fashion puis de la crue des eaux, d’adaptation, d’atténuation.
Nous avons titré notre portrait. Celui de ma table était : C’est drôle, on réfléchit mais on rit jaune. L’autre table : C’est Fresques Encourageant!
Par curiosité allez voir sur Internet :
Réseau des Fresqueurs https://fresqueduclimat.org/

