Aux quatre coins du Québec, des artistes écrivent des chansons engagées, concernant des thématiques reliées à la nature et à l’environnement. Dans le cadre de cette édition journalistique axée sur l’art, voici une belle occasion de souligner et de célébrer quelques-uns de ces petits chefs-d’œuvre. Et, du même coup, de découvrir ou redécouvrir ces chansons qui font réfléchir…
Pour commencer ce voyage musical, je vous invite dans le monde du groupe Mes Aïeux, avec leur chanson « Le déni de l’évidence ». Cette pièce confronte les auditeurs et auditrices à une triste tendance humaine : celle du déni de faits indéniables ou de réalités sociétales, notamment en lien avec les changements climatiques. Ce type de contenu pousse celui qui l’écoute à ouvrir les yeux et à vivre une certaine prise de conscience quant à son inaction. Et vous, comment cette chanson résonne-t-elle en votre intérieur?
Certaines chansons amènent également une critique de la surconsommation. C’est dans un ton sarcastique, humoristique et audacieux qu’Alphonse Bisaillon a exploité ces sujets dans la pièce « Tout est accessoire ». La chanson remet en question l’idée que le bonheur passe par la possession et le confort. Elle invite à repenser nos modes de vie, notamment leurs impacts sur l’environnement et le vivant. On y retrouve un appel à la simplicité volontaire, comme réponse à l’épuisement personnel et écologique.
Bref, si l’on n’écoute pas les conseils de Diane Dufresne avec son « Hymne à la beauté du monde » et qu’on continue sur cette voie, on pourrait s’attendre à un scénario tel que décrit dans la chanson «Plus rien » des Cowboys Fringuant…
À l’approche de la Journée internationale des droits des femmes, il est intéressant de noter également le fait suivant : pour plusieurs auteures féministes, le traitement de la nature et le traitement réservé aux femmes semblent liés. En effet, l’écoféminisme fait prendre conscience que, tant qu’on continuera à considérer la nature comme un simple réservoir à exploiter, on se comportera de même envers les êtres humains, en particulier envers les femmes. D’ailleurs, la proposition douce et sensible de la chanson « Parafina Mousso » de Lubiana constitue un magnifique éloge à la cause féminine. Tout cela semble bien sombre, mais… Peut-être y a-t-il encore de l’espoir. Et si cet espoir se trouvait en deux endroits précis? :
- Notre capacité à se remettre en question. À sortir de notre individualité pour revenir à une conception du monde basée sur le bien commun et le respect de toutes les formes de vie.
- Notre naïveté, notre imagination et notre créativité. Parce qu’un humain qui croit encore est un humain qui a la capacité d’agir pour le bien commun.
Alors, en guise de note finale, je vous invite à fermer les yeux et à vous plonger dans les chansons suivantes : « Pour un instant » du groupe Harmonium, « Le grand cerf-volant » réinterprété par Fred Pellerin, ainsi que la chanson « Forêt » de Mathieu Lippé.
Références :
https://www.britannica.com/topic/ecofeminism?utm_source=chatgpt.com https://csws.uoregon.edu/articles/feminism-and-ecology-genderedpolitics-food-according-vandana-shiva?utm_source=chatgpt.com
https://www.youtube.com/ watch?v=kezuEjZERR0&list=RDkezuEjZERR0&start_radio=1 https://www.youtube.com/ watch?v=4YiD9ApMQug&list=RD4YiD9ApMQug&start_radio=1 https://www.youtube.com/watch?v=VTZkEWL-frs&list=RDVTZkEWLfrs&start_radio=1 https://www.youtube.com/ watch?v=ZMxAdn7w0fY&list=RDZMxAdn7w0fY&start_radio=1 https://www.youtube.com/ watch?v=CHgr4Ihwops&list=RDCHgr4Ihwops&start_radio=1 https://www.youtube.com/ watch?v=GI0vKFg0HB4&list=RDGI0vKFg0HB4&start_radio=1 https://www.youtube.com/ watch?v=EQKNrOoYQpM&list=RDEQKNrOoYQpM&start_radio=1 https://www.youtube.com/ watch?v=D7i2nvZ1zdc&list=RDD7i2nvZ1zdc&start_radio=1

