Davantage de personnes sont au courant des bienfaits d’acheter local. Que ce soit pour encourager l’économie régionale ou bien pour réduire les émissions de gaz à effet de serre issues du transport des marchandises, il s’agit sans contredit d’un petit geste qui peut faire une grande différence. Cependant, il y a plusieurs autres choses que nous pouvons faire localement afin d’avoir un impact positif sur l’environnement et les écosystèmes qui nous entourent. À ce propos, un concept émergent est digne de mention, soit celui du plein air de proximité. Comme son nom l’indique, il s’agit de prioriser les lieux près de chez soi quand vient le temps d’organiser des activités en nature.
Contrairement aux activités sportives ou compétitives réalisées en milieu extérieur, le plein air de proximité fait référence à une approche plus harmonieuse de notre lien avec la nature. La contemplation, la détente, la découverte, l’exploration et l’appréciation de ce qui nous entoure sont au cœur même de cette philosophie.
Cela se base également sur le principe d’interdépendance entre l’humain et la nature : il est de notre devoir d’apprécier et de protéger les aires naturelles, puisqu’elles sont extrêmement salutaires à notre bien-être, mais aussi essentielles pour combler nos besoins de base. En effet, nous dépendons des plantes et des animaux pour nous nourrir; nous extrayons des matériaux naturels pour construire les objets de notre quotidien. De plus, nous ne pourrions respirer sans les arbres et autres organismes vivants producteurs d’oxygène.
Néanmoins, pour les amoureux de la nature qui adhèrent déjà à cette manière de voir les choses, un constat reste frustrant : la faible accessibilité des grandes aires naturelles (montagnes, parcs nationaux et autres) pour les personnes refusant de se déplacer en voiture. C’est un paradoxe, puisque c’est un peu comme si l’on devait nécessairement avoir une empreinte carbone pour profiter pleinement de la nature qui nous entoure. Cela est surtout vrai dans les régions où les transports en commun entre villes, comme le train électrique, le TGV et les autobus de longue distance sont peu développés. Au Québec, tout particulièrement, nous avons une culture de l’automobile qui est bien implantée. En raison de notre histoire, notre climat et nos discours collectifs, notre société s’est construite autour de ce mode de transport depuis déjà bien longtemps.
Bref, la valorisation du plein air de proximité s’inscrit aussi dans le mouvement écologique. En effet, elle met de l’avant des lieux extérieurs végétalisés et intégrés aux milieux de vie, pouvant être fréquentés à l’année et misant sur l’accessibilité, tant au plan financier que pratique. À Sherbrooke, nous sommes choyés, puisque nous comptons dans notre paysage urbain un bon nombre d’espaces verts, de forêts et d’aires naturelles. Mais tous et toutes n’ont pas cette chance ailleurs au Québec.
Tout cela renforce l’importance de protéger nos milieux naturels localement. Cela peut se faire en encourageant les initiatives politiques qui vont en ce sens, en s’impliquant comme bénévole dans des organismes qui font la promotion des espaces verts, ou bien simplement en fréquentant les milieux naturels régionaux dans un souci de soin et de durabilité. Bref, achetons local… et, le plus possible, marchons et explorons local! Pour en savoir plus sur le plein air de proximité cliquer ici

