Des jeunes du secondaire ont collaboré avec le Carrefour de solidarité internationale pour créer une exposition contre le racisme.
Dans le cadre de leur cours « monde contemporain », des élèves du secondaire se sont fait offrir comme projet de faire une exposition éphémère. Étant adeptes d’art, Mélodie et Constance ont accepté le défi, puis Jasmine et Alice se sont ajoutées. En plus, elles voyaient positivement cette occasion de garnir leur curriculum vitæ.
Et le sujet? Pour Mélodie, qui était habituée de côtoyer des personnes racisées, la lutte contre le racisme était un choix évident. « On est juste des êtres humains, donc pourquoi [discriminer selon] des différences comme ça? Ça ne faisait pas vraiment de sens à mon avis », souligne-t-elle.
Mélodie et Constance ont peint une toile sur les femmes autochtones disparues et assassinées. « Moi-même, en tant qu’Autochtone, c’est quelque chose qui est plus proche de moi. Et j’avais vraiment envie de mettre ça en image », explique Mélodie Pépin. Pour elle, qui n’a plus de contact avec sa mère autochtone depuis longtemps, c’est une façon de reconnecter avec cette identité perdue.
Il y avait aussi des témoignages écrits de jeunes en classe d’accueil de cinquième et sixième année du primaire. Ils nomment ce qu’ils aimaient de leur pays d’origine. Plusieurs mentionnent le soleil et la chaleur. Plusieurs témoignent qu’en arrivant ici, ils ont été impressionnés par la grandeur des maisons. Certains souhaiteraient retourner visiter leur pays d’origine, alors que d’autres ne sont pas intéressés. « Plus tard, j’aimerais ne pas retourner [dans mon pays natal] parce qu’il y a des sorcières », avance Nadine, originaire du Burundi.
Ils ont aussi des souhaits pour le futur du monde. « Je souhaite que la guerre arrête dans les autres pays », souligne Adam. « Je souhaite que les gens soient plus gentils et généreux », ajoute Dominic. « Je souhaite que d’autres personnes traitent des réfugiés mieux parce qu’ils ont déjà assez souffert dans des guerres », renchérit Royale. Les souhaits de paix et de respect sont présents dans presque chaque témoignage.
Il y avait également une exposition de photos commandée par le Carrefour de solidarité internationale à une photographe originaire de Colombie, maintenant installée au Canada. Valeria Valencia Valle a photographié de futures mères, des nouveaux-nés et des enfants au Pérou, au Mali et au Canada. Elle a aussi écrit leur histoire. L’objectif de ce projet est de « lier trois cultures divisées par les kilomètres, mais néanmoins unies par l’expérience de la maternité », souligne la photographe.
Installée au Petit Hôtel, un espace gratuit et ouvert à tous sur la rue Frontenac, l’exposition durait seulement la soirée du 17 avril. Les photos de Valeria Valencia Valle peuvent être consultées sur le Web.

