Quel a été ton parcours avant d’arriver où tu es maintenant?
J’ai été régisseuse des opérations au Musée de la nature et des sciences, anciennement le Musée du Séminaire de Sherbrooke. J’étais responsable de la logistique des opérations et de l’entretien du bâtiment. Je m’assurais que les locataires aient le matériel nécessaire et au bon moment. J’avais des tâches multiples et variées, mais j’étais appuyée par une petite équipe de permanents.
À quoi ressemble une semaine typique chez toi au travail?
J’ai deux magasins à préparer, ouverts cinq jours par semaine. Je gère aussi deux centres de réception des dons, ouverts sept jours sur sept, cent trente bénévoles et huit employés permanents. J’effectue des tâches administratives, de ressources humaines et de communications externes (site Web, Facebook…) pour mettre de l’avant l’organisation. Mon équipe croit en la mission et travaille à donner satisfaction au public fréquentant nos installations, soit pour acheter ou encore pour donner.
Quelle est la personne entrepreneuriale qui t’as le plus influencée jusqu’à maintenant? Pourquoi?
Plusieurs personnes ont été marquantes dans mon parcours. Je pense à Marie-Claude Bibeau, une gestionnaire hors pair par son assiduité, son intégrité et ses compétences. Elle savait mettre de l’avant des solutions originales. Je pense aussi à la présidente du Comptoir familial, Micheline Larouche. Une femme professionnelle, intègre et engagée qui s’est investie bénévolement dans différentes organisations.
Si tu avais à refaire les choses différemment, qu’est-ce que tu changerais?
J’aurais plus confiance en moi et en mes possibilités sans chercher la validation des autres. J’aurais aimé apprendre plus rapidement à doser mon temps et mes énergies. J’ai appris que j’étais plus efficace en atteignant un meilleur équilibre entre travail et vie privée.
Quel serait le tout premier conseil que tu donnerais à quelqu’un qui veut devenir entrepreneur, entrepreneure?
Osez essayer. Si ça marche tant mieux, sinon, on tente autre chose. Oui, il faut un plan d’affaires et d’autres démarches sont nécessaires, mais il faut aussi savoir briser les paradigmes et mettre de l’avant des solutions, des idées innovantes qui permettent de progresser et sans cesser d’apprendre.
Qu’est-ce que l’on te souhaite pour le futur?
Assurer la relève à l’aube de la retraite afin que le Comptoir perdure dans le temps. Cette année, on fête les 65 ans de l’organisation et j’aimerais bien assister aux 100 ans du Comptoir familial alors que je fêterais mes 96 ans. Beau chiffre, n’est-ce pas?

