Depuis quelques années, à l’approche des élections, l’environnement devient un sujet de plus en plus préoccupant. La majorité des citoyens et citoyennes ressentent l’urgence d’agir, que ce soit pour contrer les changements climatiques, protéger les milieux naturels restants ou freiner la perte de biodiversité. Ces préoccupations sont souvent reprises par les partis politiques. Pourtant, une fois aux urnes ou au pouvoir, les priorités changent : santé, éducation et économie prennent le dessus, reléguant l’environnement au second plan.
Mais si, au contraire, ces trois domaines dépendaient directement de l’environnement pour bien fonctionner? Sur le plan de la santé, la qualité de l’air, les espaces verts et la réduction des vagues de chaleur extrême jouent un rôle crucial dans la prévention de nombreuses maladies physiques et mentales. La nature agit comme un facteur de protection, notamment pour les personnes vulnérables, et améliore la santé mentale en réduisant le stress et en favorisant un meilleur sommeil.
Du côté de l’éducation, la chaleur accablante causée par les changements climatiques ainsi que le manque d’espaces verts lié à la perte des aires naturelles nuisent à la concentration et à la réussite scolaire des élèves. De plus, le contact avec la nature favorise le développement global de l’enfant : exploration sensorielle, motricité, curiosité, réduction du temps d’écran et renforcement du système immunitaire. La nature devient alors une véritable alliée pédagogique.
Enfin, le lien avec l’économie est peut-être le plus évident. L’agriculture, le tourisme, les ressources naturelles et même la santé publique dépendent de services rendus gratuitement par la nature. Sans biodiversité, il faudrait dépenser des sommes colossales pour remplacer ces services, souvent sans succès. Investir dans la protection de l’environnement, c’est donc investir dans la stabilité économique à long terme.
En définitive, l’environnement ne devrait plus être perçu comme une priorité parmi d’autres, mais comme la base sur laquelle repose l’ensemble de notre société. Santé, éducation, économie : toutes sont liées à la qualité des milieux naturels. Ignorer ce fait, c’est fragiliser notre avenir. Il est temps de replacer l’environnement au coeur des décisions politiques, non pas comme un frein au progrès, mais comme une garantie de durabilité pour les générations actuelles et futures.
Références :

