C’est avec beaucoup de gratitude et un brin de tristesse que je quitte officiellement la communauté couverte par Ascot en santé, où j’ai œuvré comme agente de développement en sécurité alimentaire. J’y ai rencontré des personnes généreuses, résilientes et profondément engagées envers leur milieu.
Depuis janvier 2026, j’ai endossé un nouveau rôle comme agente de développement à la participation citoyenne, toujours avec mon employeur, l’Initiative sherbrookoise en développement des communautés (ISDC), en soutien aux tables de quartier LaRocqueCommunauté et Sainte-Jeanne-d’Arc. Ce changement s’inscrit dans une continuité évidente pour moi : celle de croire que communauté gagne à se développer « par et pour » les gens qui l’habitent.
La participation citoyenne peut prendre plusieurs formes. On la représente souvent comme une échelle, allant de la simple information à la consultation, puis à la collaboration, jusqu’à la co-construction de projets. Mon mandat est de favoriser une participation toujours plus active, où les citoyennes et citoyens peuvent réfléchir, décider et agir pour l’amélioration de leurs conditions de vie. Après tout, ils sont les experts de leur réalité. L’objectif n’est pas que tout le monde s’implique de la même façon, mais que chacun et chacune puisse trouver une manière de participer qui lui ressemble.
Au cœur de mon travail, il y a avant tout la rencontre humaine : prendre le temps de connaître les gens, leurs intérêts, leurs talents et leurs forces, afin de les mobiliser dans des projets qui ont réellement un sens pour eux.
Je m’attarde aussi beaucoup aux freins à la participation, qui varient selon les réalités : responsabilités familiales, manque de transport, enjeux de langue, insécurité financière ou sentiment de ne pas être légitime. Favoriser la participation citoyenne, c’est donc créer des conditions gagnantes, par exemple : offrir une halte-garderie, adapter les heures de rencontre, offrir des collations, soutenir le transport, fournir des interprètes et ajuster le rythme des démarches. Reconnaître et valoriser l’engagement est tout aussi essentiel : collectivement, nous sommes plus riches lorsqu’une personne choisit de s’impliquer dans sa communauté.
Même si je quitte Ascot en santé, je reste bien présente dans les environs et dans les pages du journal Regards. J’espère continuer à vous croiser, à vous écouter et à réfléchir avec vous à nos façons de créer une communauté.

