L’Initiative sherbrookoise en développement des communautés prépare un nouveau projet : former des personnes ambassadrices du vivre-ensemble pour favoriser le respect et l’ouverture dans la communauté.
Selon Catherine Duguay, agente de développement à la concertation à l’Initiative sherbrookoise en développement des communautés, on est dans un contexte de « polarisation des opinions et de la manière de les exprimer ».
Face à ce constat, « [l’Initiative] essayait de voir comment [elle] pouvait avoir des personnes qui ramènent à de bonnes pratiques entre les personnes », explique Mme Duguay.
Ce projet permettra de former six à huit personnes qui sont déjà des influentes dans leur communauté. Le but des formations est de leur offrir des outils pour « promouvoir les bonnes pratiques interculturelles dans Ascot », fait valoir Catherine Duguay, qui travaille pour la table de quartier Ascot en santé.
Plus spécifiquement, les personnes ambassadrices se concentreront à « poser les bonnes questions pour défaire des rumeurs », illustre l’agente de développement. En d’autres termes, elles vont tenter de « défaire la peur entre les personnes », ajoute-t-elle.
« [De manière générale], dans la société, on va avoir 70 % d’indécis par rapport à n’importe quel sujet. C’est ces personnes-là [qu’on veut toucher]. C’est plus facile de les ramener dans l’appréciation de l’autre », explique Mme Duguay.
Les personnes ambassadrices du vivre-ensemble, qui ne sont pas encore sélectionnées, seraient idéalement issues de différents horizons. « Ça serait bien qu’on ait un portrait diversifié autant de genre, de couleur de peau [et d’âge]. Ça serait vraiment bien qu’on ait des personnes qui représentent les différentes réalités d’Ascot », souligne Catherine Duguay.
Ces personnes ambassadrices seraient présentes dans les activités déjà offertes par Ascot en santé, comme le P’tit Brunch du Mois et le brunch interculturel à l’école internationale du Phare.

