Une assemblée citoyenne a eu lieu le 14 avril dernier au Petit Hôtel, rue Frontenac, à propos de l’approche de la Ville de Sherbrooke en matière de défense et d’investissements militaires.
Une quarantaine de personnes ont eu l’opportunité de s’exprimer dans trois ateliers : Comment je veux être consulté, Comment la Ville peut « durer » par la robustesse et la résilience et Qu’est-ce que cette DEFSEC mange en hiver? Une discussion collective a suivi.
Un document de 90 pages intitulé Stratégie DEFSEC Sherbrooke est disponible sur le site Web de la Ville, mais cette stratégie est à mille lieues de la consultation citoyenne et pire encore, de l’assentiment par vote des conseillers et conseillères. C’est donc antidémocratique. La mairesse se dit « tannée que les gens qui créent de la richesse soient vus comme des méchants », dans l’édition du Sherbrooke Info du 9 avril. Cependant, il faudrait revoir ensemble la notion de richesse, me semble-t-il.
Trois conseillères déçues ont organisé l’événement non sans avoir au préalable publié une lettre ouverte de protestation signée par 205 citoyens et citoyennes ainsi que 16 organismes. Ces conseillères souhaitent un « espace de dialogue collectif sur la stratégie de la Ville en matière de défense et d’investissement militaire. »
Un politologue d’IRIS (institut de recherche et d’informations socioéconomiques), Maxim Fortin, est intervenu par visioconférence durant une quinzaine de minutes pour défaire le mythe de la rentabilité du secteur militaire vu comme opportunité d’affaires.
L’animateur nous a suggéré de nous entendre sur comment bâtir le futur en s’y projetant, dans un monde anxiogène.
Merci pour l’organisation de cet événement encourageant lié à cette décision unilatérale rageante!
Stratégie DEFSEC :

