Nous partons de chez nous pour aller reprendre la vie à zéro dans un autre pays, pas parce que nous n’aimons pas notre pays. Nous partons à cause d’une situation. Tous les migrants et migrantes ont des histoires, des histoires très différentes. Ces histoires sont tristes et souvent même tragiques, donc nous venons pour chercher refuge. Nous avons aussi besoin de savoir que nous sommes en sécurité. Nous avons besoin de pouvoir travailler et d’atteindre nos objectifs.
En partant, nous laissons derrière nous nos familles, nos amis, notre culture et même nos biens, dans l’espoir d’en trouver dans nos pays d’accueil. Mais c’est souvent plus compliqué à l’arrivée car tout est nouveau, tout est différent et la plupart du temps, tu es confronté à des problèmes comme le racisme et la difficulté d’approche. Tu pars de la vie en communauté à la vie solitaire et aux défenses culturelles. Pour le climat, tu pars du désert à la neige. Et surtout, il y a les problèmes de paperasse, ce qui est stressant et aide le mal du pays à s’installer en toi.
Mais c’est toujours différent, l’intégration d’un migrant à l’autre. Nous n’avons pas les mêmes expériences en arrivant. Moi je dirais que hormis la paperasse, j’ai trouvé les Québécoises et les Québécois très accueillants. J’ai été tout de suite accepté et cela m’a permis d’avoir de nouveaux amis, car j’en avais déjà avant mon arrivée au Québec, et cela a facilité mon adaptation. Nous voulons juste nous sentir les bienvenus chez vous et croire réellement à l’existence de l’humanité.

