Devant l’ampleur de la crise climatique, des inégalités sociales, de l’épuisement des ressources, on se demande : qu’est-ce que je peux vraiment faire, moi, à mon échelle? Trier mes déchets? Manger bio? Marcher au lieu de conduire? Oui, bien sûr. Mais parfois, ces gestes, bien que nécessaires, semblent insuffisants, voire anecdotiques dans un monde où les grandes structures continuent à fonctionner comme si de rien n’était.
Et si reprendre du pouvoir, c’était faire les choses autrement, en dehors du système traditionnel, en choisissant d’encourager des modèles d’échange plus humains, plus sobres, plus équitables? C’est exactement ce que permettent des initiatives comme l’Accorderie de Sherbrooke ou Workaway : des modèles concrets qui changent la donne… un service, une heure ou un voyage à la fois.
Sortir du modèle « payer pour tout »
Dans le système économique dominant, tout s’achète, tout se vend. Le temps, les compétences, les objets, les services. Cette logique marchande a tendance à réduire les relations humaines à de simples transactions financières. Cependant, une autre voie existe : celle de l’échange, du partage, de la réciprocité.
L’Accorderie des monts et des lacs : l’économie du temps et du lien
L’Accorderie fonctionne sur un principe simple et révolutionnaire : 1 heure de service rendu = 1 heure de service reçu, quelle que soit la nature de ce service. Cela peut être du jardinage, de l’aide informatique, du transport, de la cuisine ou même un atelier artistique. Ce modèle valorise tous les types de savoir-faire, en plus de réduire les inégalités. En effet, tout le monde a du temps, donc tout le monde peut participer. Ce type de système permet également de diminuer la dépendance à l’argent, en remplaçant la consommation par la coopération, en réduisant le gaspillage et en favorisant l’entraide. Pour plus d’information, visitez le site Web de l’Accorderie : https://accorderie.ca/des-monts-et-des-lacs-accueil/.
Workaway : voyager autrement, contribuer autrement
De son côté, Workaway propose un autre type d’échange : quelques heures d’aide quotidienne (généralement 4 à 5 heures) contre un logis et parfois de la nourriture. Les hôtes peuvent être des familles, des fermes, des ONG, des écocommunautés, etc. Cette plateforme est souvent utilisée comme une manière alternative de voyager.
C’est d’ailleurs l’un des uniques reproches que l’on peut adresser à ce type d’alternative, puisque sur le plan environnemental, participer à de telles activités implique tout de même souvent de prendre l’avion, un moyen de transport très polluant. Toutefois, il est également possible de trouver des opportunités près de chez soi en naviguant sur ce site web : https://www.workaway.info/. Par exemple, un Sherbrookois pourrait décider de partir à l’aventure au sein même des Cantons-de-l’Est.
Vers une économie du lien et du sens
Ces deux exemples montrent que l’économie n’a pas besoin de croître pour fonctionner. Au contraire, des formes économiques basées sur la réciprocité, l’entraide et la sobriété peuvent répondre aux besoins essentiels tout en respectant les limites planétaires. Elles invitent à repenser notre rapport au travail, à la valeur, au temps et à l’autre. La vraie richesse, dans ces systèmes, ne se mesure pas en PIB, mais en qualité de vie, en liens sociaux, en autonomie et en capacité d’agir. Il ne s’agit pas simplement de « consommer autrement », mais de vivre autrement. Bref, si l’une ou l’autre de ces alternatives vous parle, en 2026, osez essayer. Osez changer le monde, un pas à la fois, un choix à la fois.

